Anthony Lanzenberg

Les différents travaux que j’ai réalisés jusqu’ici constituent un ensemble hétéroclite d’objets. S'ils semblent familiers c'est qu'il s'agit de prélèvements, des abstractions au sens propre de mon environnement. Les transformations auxquelles ils sont soumis sont guidées par des processus de la pensée. Coïncidences ou libres associations d’idées sont des moteurs récurrents de ces opérations. De cette manière et bien que je considère ces réalisations comme des sculptures, aucune ne rend compte d’un réel savoir faire en la matière. Cette pratique de la sculpture est faite d’usages, de gestes banals qui ne sont ni technique, ni précieux.Les manipulations à l’œuvre dans ma recherche rejouent une chorégraphie quotidienne, elles miment un ensemble de mouvements que je produis sans intention, qui ne vise en tout cas aucun travail particulier, aucune construction. Ils consistent en diverses formes de compression ou de relâche. Pourtant, quelque chose s'est passé, une trace subsiste. Ce qui peut sembler insignifiant n'en est pas moins omniprésent. A la manière d'une friche le corpus de mon travail se développe dans un entre-deux, autour d'infimes variations du réel.